Violences faites aux femmes : pour que la Roche-sur-Yon réponde 5 fois « OUI » à l’appel national

Grâce à la libération si nécessaire de la parole des femmes, nul n’ignore aujourd’hui l’importance de la question des violences et harcèlements sexuels.  

Un appel national  a été lancé à E. Macron pour qu’un plan d’urgence national voit le jour. Il peut être signé ici https://www.change.org/p/emmanuelmacron-d%C3%A9cr%C3%A9tez-un-plan-d-urgence-contre-les-violences-sexuelles-1femmesur2

Cet appel  cible 5 priorités.  

  • le doublement immédiat des subventions des associations accueillant les femmes victimes ;
  • une formation obligatoire de l’ensemble des professionnels en contact avec elles ;
  • la création d’un brevet de la non-violence sur le modèle du brevet de la sécurité routière au collège ;
  • la formation obligatoire en entreprise contre le harcèlement sexuel au travail ;
  • une campagne nationale de communication du même niveau que celles pour la sécurité routière.

Sans attendre la réponse éventuelle d’E. Macron, le Conseil Départemental  de Loire-Alantique a décidé de manière très volontariste  de répondre 5 fois Oui  à cet appel https://www.loire-atlantique.fr/jcms/services/enfance-famille/actualite-violences-faites-aux-femmes-le-departement-dit-5-fois-oui-a-l-appel-des-100-fr-p2_913177?portal=aca_6026&category=c_5060

Hier au Conseil Municipal de la Roche-sur-Yon, à l’occasion de la présentation du rapport sur l’égalité femmes-hommes qui montre le travail encore à accomplir (car qu’il s’agisse de la nature des emplois exercés, du temps de travail ou de la rémunération, la situation est toujours inégalitaire, attestant de la survie tenace de stéréotypes qui au nom d’un pseudo « sens commun » cantonnent les femmes dans certaines professions et  certains salaires), j’ai mentionné cette attitude volontariste en souhaitant que notre collectivité lui emboîte le pas.

Ainsi, à la Roche-sur-Yon nous pourrions :

          1-augmenter les subventions des associations qui accueillent les femmes au téléphone ou physiquement et le nombre de places d’accueil pour les femmes victimes.

           2-décider d’organiser dès 2018 « de manière systématique et obligatoire, une formation des tous les professionnel.le.s en contact avec des femmes victimes »

           3-soutenir l’idée d’un brevet de la non-violence au collège sur le modèle du brevet de la sécurité routière, obligatoire dès la rentrée prochaine.

           4- rendre obligatoire la formation des salarié.e.s à la prévention du harcèlement sexuel au travail

         5-Lancer une campagne d’information à l’échelle de la ville (voire de l’agglomération) pour sensibiliser la population.

    Il va sans dire que tous les élus seraient solidaires de la majorité si elle s’engageait dans un tel plan d’action.

 

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