La Roche-sur-Yon. Mi-mandat : au-delà des mots, la réalité des choix politiques.

Les Yonnais découvrent en ce moment dans les boîtes aux lettres un hors-série « spécial mi-mandat » de Luc BOUARD et sa majorité.  Ce bilan est, évidemment, partiel et partial.  A le lire, c’est simple : tout va bien dans le meilleur des mondes ! la Roche-sur-Yon est une ville solidaire, citoyenne et l’action de la majorité est, bien évidemment, au service de tous.

Les mots du hors-série se veulent  rassurants et consensuels mais, depuis le début du mandat, des actes importants les démentent.  

Le groupe des élus socialistes et apparentés a tenu à l’expliquer lors d’une conférence de presse vendredi dernier.

Joël SOULARD, Président du groupe, a ainsi rappelé nos questionnements et inquiétudes sur les finances de la ville,  Sylvie CHARTIER a insisté sur la méthode particulière de gouvernance qui évoque toujours plus la concertation pour toujours moins la pratiquer -qu’il s’agisse des citoyens ou des élus minoritaires (ce qui a nécessité un recours au TA pour faire respecter nos droits d’expression…)- et Audrey HAREL a souligné le manque d’ambition de la politique des relations  internationales. De mon côté, j’ai tenu à insister sur l’écart entre les paroles et les actes en rappelant un certain nombre de choix particulièrement éclairants sur la ligne politique suivie par la majorité de droite.

La Roche est-elle vraiment une ville solidaire quand des programmes de logements comme Piobetta ne comportent que des logements de standing et pas de logements sociaux, quand les impôts sont augmentés par la suppression d’abattements et la création d’un nouvel impôt à l’agglomération ?

La Roche est-elle vraiment une ville au service  de toutes les familles et de tous les jeunes quand on sait que Luc BOUARD avait fait le choix d’intégrer à sa liste des membres de la « manif pour tous » (qui considère qu’il n’y a qu’un type légitime de famille : un papa et une maman ?), quand les dispositifs de « sport et art-vacances » sont d’emblée augmentés de 25% (et encore l’exonération des 2ères tranches n’est due qu’à notre réaction en commission), quand elle vend le chalet des Genevriers, quand elle fait payer l’aide aux devoirs, quand elle supprime le festival Météores ?

La Roche est-elle vraiment une ville citoyenne quand elle diminue de 5% le budget aux associations et réduit drastiquement le budget des enveloppes de quartier sous couvert de les faire évoluer sans associer les habitants au choix de cette évolution.

La Roche est-elle vraiment exemplaire en matière d’environnement quand elle abandonne le projet du réseau de chaleur qui constituait un moyen de lutte contre la production de gaz à effet de serre en ayant recours à des énergies propres et renouvelables (biomasse) tout en donnant un coup de pouce aux ménages les plus modestes, ceux qui peinent à honorer leurs factures énergétiques ?

Sur tous ces dossiers, nous n’avons qu’exceptionnellement été entendus quand nous avons fait entendre notre voix en conseil municipal (ce fut partiellement le cas quand la majorité est revenue sur l’augmentation de 25% pour art et sport-vacances pour les 2ères tranches suite à mon intervention en commission).  Nous le ferons encore quand les principes qui guident notre engagement à gauche seront mis en péril. Ce qui est à craindre, en effet, c’est que, loin de jouer sur les leviers qui permettent à une ville d’œuvrer pour la solidarité et la citoyenneté,  les choix faits constituent une véritable double peine associés à une politique nationale injuste qui supprime l’ISF et restreint les moyens d’agir des collectivités. Nous serons donc particulièrement vigilants à la question des services publics et des agents qui les font fonctionner  (nous avons eu un commissariat supprimé sur la ville), du logement et des associations. Ce sont des priorités pour qu’une ville soit réellement vivable pour tous et des investissements mal maîtrisés pourraient les mettre en péril. 

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