« Déchéance de nationalité » : clairement, c’est non !

déchéance 2Le débat sur la « déchéance de nationalité » se poursuit. J’ai déjà très clairement pris position  contre cette proposition prévue dans la révision constitutionnelle annoncée par le Président de la République. Comme membres du Conseil National du Parti Socialiste (au titre de motions différentes) et candidates aux élections législatives en 2012 en Vendée, Maï HAEFFELIN et moi cosignons ce communiqué de presse.

Communiqué de presse

L’année 2015 aura été marquée par de terribles attentats auxquels les Français ont su réagir avec unité et dignité.

Membres titulaires du Conseil National du Parti Socialiste, si nous soutenons le gouvernement dans sa volonté de tout mettre en œuvre pour protéger les Français de tels actes terroristes, la mesure visant à inscrire dans la Constitution la déchéance de nationalité nous semble, comme à de nombreux militants socialistes de Vendée, éminemment contestable.

Reconnue par tous comme inefficace, elle constitue, en effet, un symbole introduisant une inégalité entre Français en stigmatisant inutilement les binationaux quand notre pays a, au contraire, besoin de concorde. Quant à son extension à tous les Français, elle reviendrait à créer des apatrides et entrerait en rupture avec la lettre et l’esprit de la déclaration universelle des droits de l’homme.

Nous souhaitons donc que, lors du débat sur la révision constitutionnelle, les parlementaires s’opposent à cette proposition et se prononcent en faveur de mesures conjuguant efficacité contre le terrorisme et respect du principe républicain d’égalité.

Martine Chantecaille et Maï Haeffelin, membres du Conseil National du Parti Socialiste, candidates aux élections législatives en 2012 en Vendée

 

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