D’abord battre le FN, s’opposer résolument au libéralisme ensuite

En ne laissant que le choix entre l’extrême droite de Marine Le Pen et le libéralisme d’Emmanuel Macron, le second tour de l’élection présidentielle ne permet pas aux femmes et des hommes de gauche de voter « pour » un projet et un candidat. L’élimination pour la seconde fois des candidats porteurs d’un projet de transformation sociale conduit ainsi certains à s’interroger sur leur vote, envisageant de s’abstenir ou de voter blanc en refusant de contribuer au prolongement de choix économiques et politiques responsables de la montée du Front National.

Ce ne sera pas mon choix : je déposerai un bulletin « Emmanuel Macron » dans l’urne le 7 mai, non en approuvant par là son projet, mais en prenant ma part de responsabilité afin de ne pas  permettre à une représentante du Front National d’arriver à la Présidence de la République Française et de disposer ainsi des pouvoirs que la Constitution lui confère.

Je ne demanderai pas à d’autres de faire pour moi ce choix d’écarter le parti de la haine, de la stigmatisation des étrangers, des immigrés, de l’ « autre » qu’il faut expulser, ne plus accueillir, ne plus soigner comme nous l’avons entendu encore dernièrement à Challans lors de la manifestation organisée par ce parti quand le maire LR a décidé d’accueillir 16 migrants dans sa ville.

Je ne demanderai pas à d’autres de faire pour moi ce choix d’écarter le parti de la reconstruction de l’histoire, de la censure culturelle, de l’ordre moral comme ce fut le cas, par exemple, en 2014 au moment des élections municipales à la Roche-sur-Yon comme ailleurs en France.

Je ne demanderai pas à d’autres de faire pour moi ce choix d’écarter le parti des régressions sociales et sociétales, notamment pour les droits des femmes comme l’explique cette tribune dont la signature a valu à Adrey Pulvar d’être écartée de l’antenne de CNews à la demande du FN http://www.huffingtonpost.fr/laurence-rossignol/feministes-nous-ne-voulons-pas-du-front-national-nous-votons-e_a_22056449/?utm_hp_ref=fr-laurence-rossignol.

Mais, ce vote du 7 mai doit, à mon sens, s’accompagner de la détermination à lutter dès le 8 contre le projet libéral d’Emmanuel Macron.

C’est notamment  l’enjeu des élections législatives et il ne saurait être question pour moi d’approuver le choix de l’appartenance à sa majorité présidentielle. Les forces de gauche et des écologistes doivent donc dès maintenant réfléchir aux moyens, aux outils, aux stratégies unitaires pour que le nombre de députés résolument soucieux de justice sociale soit le plus important possible.

Le 7 votons « contre » le FN, le 8 au travail pour que vive la gauche !

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