Congrès du P.S : pour un PS fort et utile, je soutiens la motion 3 « Maintenant la Gauche »

                     

Les militants socialistes ne sont pas prêts d’oublier l’année 2012 : la victoire de François Hollande  et l’élection d’une majorité parlementaire de gauche ont enfin permis à la France de rompre avec  une politique d’injustice sociale et de prendre le cap  du progrès pour tous.

Il nous faut maintenant être à la hauteur des attentes des citoyens qui comptent sur nous et, au-delà, redonner confiance dans l’action politique à celles et ceux qui doutent et, trop souvent, s’abstiennent.  Nous le ferons en démontrant en actes que le fatalisme affirmant avec Margaret Thatcher  qu’ « il n’y a pas d’alternative »  n’est que le paravent de ceux qui ont intérêt à un statu quo social inégalitaire. C’est sur notre capacité à effectuer des transformations concrètes que nous serons évalués et, d’ici ce bilan,  chacun à notre place, nous devrons être utiles pour installer la gauche au pouvoir de manière pérenne. Et cela, il le faut non pas pour conserver des postes et des mandats (que, je l’espère, nous ne cumulerons plus bientôt) mais parce que sans la gauche au pouvoir, l’égalité citoyenne ne s’ancre pas dans la réalité.

Notre rôle de militants est, c’est vrai, « complexe » mais ce qui est parfois perçu comme un problème doit, au contraire, être appréhendé comme une nécessité pour notre réussite. La réduction de notre rôle à celui de  simples « répétiteurs » dociles pourrait, certes, en évitant toute confrontation de points de vue, donner l’impression momentanée d’un parti absolument à l’unisson sur tous les sujets. Mais, devons-nous, pour éviter de revivre des congrès difficiles ou pour ne pas compliquer la tâche de notre gouvernement, nous passer de la fonction essentielle de discussions impulsant notre orientation politique, ne pas rechercher sans cesse les moyens d’incarner nos idéaux communs  et ne pas aussi alerter sur les insuffisances possibles des  décisions prises ? Nous avons depuis le congrès de Reims réussi les primaires, exposé médiatiquement des différences et été fiers de réunir ainsi « unité » et « diversité » quand l’UMP suivait sans broncher un « leader » qui n’écoutait pas ce qui se passait dans notre pays. Assumer notre « complexité militante » et, au-delà, la revendiquer est la condition de notre réussite.  Cette complexité, notre congrès doit pouvoir l’expliquer, la faire vivre et non pas l’occulter.

C’est ce à quoi aspire pleinement la motion « Maintenant la Gauche » dont je suis signataire. C’est l’exigence démocratique qui en est le fil conducteur car c’est elle qui doit être notre boussole dans les choix politiques que nous impulsons de nos villes au « tout-monde » en passant par l’Europe.

Le social est en son cœur : quoi de plus normal pour des socialistes qui savent que l’égalité démocratique ne peut se contenter d’être formelle sous peine de n’être qu’une illusion… Et c’est bien entendu sur cela que nous sommes attendus : aurons-nous réussi à améliorer le quotidien de Français si nombreux à subir le chômage, les bas salaires, la précarité, la crise du logement, les difficultés d’accès aux soins ? Aurons-nous progressé sur la voie de la réduction des inégalités ? La redistribution des richesses constitue  une exigence socialiste et un moyen de relance incontournable.

C’est aussi au nom de la démocratie que nous insistons sur la nécessaire réorientation de l’Europe car, loin d’incarner cette ambition, elle y fait, trop souvent obstacle. Nous ne pouvons, en ce sens, approuver des moyens qui vont à l’encontre de notre idéal en conduisant à l’adoption d’une politique économique d’austérité généralisée, s’imposant aux parlements et échappant à toute adaptation démocratique et pragmatique. C’est « pour » et « par » les citoyens que l’Europe doit se construire, pas « contre » et « sans » eux.  

Le souci de la démocratie doit également nous conduire à permettre aux futurs citoyens de pouvoir vivre et décider de leur sort dans un monde que nous aurons su et voulu préserver. La recherche de profits à court terme se conjugue mal avec cet objectif que des services publics peuvent, au contraire, garantir.

Faire vivre la démocratie, c’est enfin ne pas négliger les réformes institutionnelles qui peuvent  la vivifier et constituer des aides utiles pour  contrer  un  « malaise dans la représentation » régulièrement pointé par l’abstention. Cela passe notamment par le non-cumul des mandats comme par l’introduction d’un nouveau mode de scrutin permettant une meilleure représentativité politique.

«  C’est une idée admirable d’avoir proclamé que, dans l’ordre politique et social d’aujourd’hui, il n’y a pas d’excommuniés, il n’y a pas de réprouvés, que toute personne humaine a son droit. » disait Jaurès en parlant de la démocratie. 

Réfléchir aux moyens de passer de la proclamation à la réalisation est une tâche militante aussi exigeante qu’enthousiasmante.

C’est l’objectif de la motion « Maintenant le changement ». C’est pour cela que je la soutiens. Je vous invite à la lire sur le site national de la motion http://www.maintenantlagauche.com/le-texte/

 

Laisser un commentaire