La Roche-sur-Yon : pour le retour de la statue de Sébastien Luneau

870x489_mairie-la-roche-sur-yon-2Une statue faisant partie du patrimoine artistique d’une ville déplacée et vendue à une autre collectivité et tout cela sans concertation : c’est normal ? Sauf à considérer que la présence d’une oeuvre d’art dans un espace public où elle prend tout son sens ne revêt pas d’importance particulière, assurément non ! C’est pourtant ce qui se passe avec la statue de Sébastien Luneau qui se trouvait sur le site de l’ancien IUFM et dont des Yonnais ont découvert par hasard qu’elle était en voie de déménagement pour la commune de Bouin.

Lors du Conseil Municipal qui s’est tenu hier soir, j’ai tenu à dénoncer ce transfert en suggérant au maire de la Roche-sur-Yon d’aller vanter les mérites du dispositif d’ aide à la création  qui existe depuis longtemps dans notre ville auprès de la commune de Bouin. Impossible de penser que le maire de la Roche-sur-Yon n’ait pas été informé par le Président du Conseil Départemental d’un tel transfert et qu’il n’ait pas les moyens de s’y opposer. Au vu des réactions à cette suggestion, il semble plutôt que la perte d’un élement du patrimoine artistique de notre ville ne constitue en aucun cas un problème aux yeux des élus de la majorité de droite. C’est regrettable.

Une pétition citoyenne circule pour réclamer le retour de cette statue et je vous invite à la signer https://www.change.org/p/que-la-statue-de-luneau-revienne-%C3%A0-la-roche-sur-yon

 Intervention au Conseil Municipal

« Nous voterons, bien évidemment, ces aides et nous sommes heureux que votre majorité continue à soutenir ces dispositifs que nous avions mis en place pour favoriser la création et la diffusion d’œuvres culturelles.

Mais, puisque nous sommes tous d’accord sur le bien-fondé de ces aides, nous souhaiterions vous suggérer, Monsieur le Maire (et nous vous soutiendrions pleinement dans cette démarche) de faire rayonner la ville en allant présenter ces dispositifs au maire de Bouin afin de l’inciter à apporter une aide à la création pour une œuvre à l’effigie de Sébastien Luneau.

Il est, en effet, totalement anormal que notre ville se déleste de son patrimoine artistique en vendant cette statue qui se trouvait sur le site de l’ancien IUFM et qui était l’œuvre du peintre et sculpteur Victor Fulconis.

Cette statue fut érigée en 1899 en hommage à Sébastien Luneau qui fut un promoteur de l’instruction laïque en Vendée. Elle représente donc un symbole fort pour l’enseignement public auquel beaucoup de Yonnais sont attachés.

Nous vous demandons donc Monsieur le Maire d’entreprendre toutes les démarches nécessaires pour qu’elle retrouve sa place dans notre ville et, si possible, là où cela fait le plus sens à savoir près de l’école de formation des enseignants. »

 

 

« Loi Travail  » : soirée-débat le 23 mars à la Roche-sur-Yon

Loi travail 17 marsLe projet de « loi travail » est au coeur de l’actualité politique. La première version présentée au Conseil d’Etat a conduit à une forte mobilisation citoyenne, syndicale et politique tant  les régressions sociales qui y figuraient étaient importantes.

Cela a permis un report de 15 jours et la présentation d’un deuxième projet revenant sur certaines des dispositions  critiquées. C’est évidemment une bonne chose que le plafonnement des indemnités prud’homales, par exemple, ne figure plus dans cette seconde version. Il est, cependant, difficile de se réjouir d’avoir eu à se mobiliser et à manifester pour  éviter cela et obtenir ce qui est présenté comme un « compromis » alors que c’est un gouvernement issu de la gauche qui est au pouvoir !  Des propositions positives ont, d’autre part,  été évoquées comme l’universalité de la garantie jeunes. Un  flou important existe, toutefois, sur son financement et donc sa réalisation effective (il faudrait plus de 4 milliards et il semble que le montant envisagé se loi trvail 2situe entre 450 et 600 millions).

Mais, malgré ces reculs et nouvelles propositions, des points très problématiques demeurent comme les licenciements facilités,  la révision du fonctionnement de la médecine du travail qui prévoit de  mettre fin au dispositif actuel des visites médicales à l’embauche et aux visites bisannuelles (alors que la question de la « souffrance au travail » et du « burn out » est régulièrement posée dans l’espace public, il y a là un paradoxe bien regrettable…) et, plus largement, la remise en cause de la « hiérarchie des normes » par le poids accordé aux accords d’entreprise.

Ce dernier point peut sembler « technique ». Il n’en est pas moins fondamental. J’ai ici en tête ce qu’Alain Supiot expliquait récemment (1) à savoir que la fonction du code du travail est celle d’une « police sociale » qui met « hors concurrence la protection de la condition des travailleurs » et l’instrument pour soumettre les entreprises aux mêmes règles du jeu et éviter le « dumping social », c’est d’abord la loi puis les accords de branche et non les accords d’entreprise.

Pour toutes ces raisons, j’ai participé aux mobilisations du 9 et 17 mars et j’invite toutes celles et ceux qui le peuvent  à venir mercredi prochain 23 mars à la soirée-débat organisée par Gauche Avenir Vendée (association de « gauche plurielle ») avec pour invité Etienne Colin, avocat et professeur en droit du travail et David Cayla, maître de conférences en économie et membre des Economistes atterrés.

(1) Alain Supiot, « Remettons le travail au centre de la réflexion et du droit du travail » http://www.humanite.fr/alain-supiot-remettons-le-travail-au-centre-de-la-reflexion-et-du-droit-du-travail-601733

soirée GAV loi du Travail

Un Conseil National « hors gravité »

P1010544Retour sur le Conseil National du Parti Socialiste qui se tenait hier. On l’attendait depuis des semaines ce Conseil National car nous n’en avions pas eu depuis le 19 septembre dernier (!) et, alors même qu’en ce moment se déroule à l’Assemblée le débat sur une révision constitutionnelle inscrivant état d’urgence et« déchéance de nationalité » dans la Constitution, il pouvait sembler nécessaire que le parlement du Parti Socialiste débatte et prenne position sur des sujets aussi importants. La lecture de l’ordre du jour de ce CN, pourtant convoqué en urgence dimanche dernier, hors des règles statutaires prévoyant que cette convocation se fasse 15 jours avant avec un ordre du jour validé par le BN ( lui-même annulé lundi dernier) donnait, cependant, déjà l’impression d’un « léger décalage » par rapport au contexte politique en mentionnant simplement « la feuille de route du Parti Socialiste ».

C’est peu dire que cette impression de « hors sol » et cette étrange expérience de volonté forcenée de s’extraire du réel et de le fuir au lieu de s’y confronter a caractérisé ce qui s’est passé hier…

A quoi avons-nous eu droit en effet ? A une « feuille de route » aussi décalée qu’indigente dans ses propos et propositions, évoquant l’ouverture d’un nouveau site Web, un « dépassement du Parti Socialiste » symbolisé par le déplacement des Universités d’été de La Rochelle à Nantes ou actant le fait que le candidat à la présidentielle ne lisant pas le programme sur lequel nous aurions travaillé, il est inutile d’en faire un au lieu de réfléchir au problème institutionnel qu’un tel écart ne peut que soulever… « What else ? »

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Cinéma à Piobetta : questions toujours sans réponses…

DSC_1236Lors du Conseil Municipal qui se tenait hier soir, une délibération portait sur l’aménagement de l’ilôt Piobetta.

L’occasion pour moi de redire mon inquiétude face au souhait de Luc Bouard annoncé dans la presse d’implantation d’un 3ème cinéma et de demander s’il persistait dans ce projet problématique pour l’ensemble des deux structures existantes et qui ne manquerait d’entraîner à plus ou moins long terme la fin du cinéma le Concorde ou s’il s’agissait de transférer le Concorde.

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